*alt_site_homepage_image*
en
lt

The Baltic Way: An Exhibition/La voie balte: Exposition (EN/FR)

This year marks the 30th anniversary of the collapse of communism in Europe. The Baltic Way, a living chain of human hands from Vilnius through Riga to Tallinn, found wide-spread international resonance at the time. This peaceful mass demonstration of the three Baltic nations – Lithuanians, Latvians and Estonians – in 1989 was a striking reminder to the world of their existence. It was a triumph of democratic self-determination on the eastern shores of the Baltic Sea.

The Molotov-Ribbentrop Pact, which was signed in Moscow on 23 August 1939 between Nazi leader A. Hitler and Soviet leader J. Stalin, sealed the fate of Eastern Europe and started the Second World War. The secret protocols signed by the Soviet Union and Germany on 28 September 1939 adjusted the spheres of influence set by the Pact. On the basis of these protocols, the Soviet Union occupied and annexed the Baltic States in 1940. The Western world knew of these protocols, while the Soviet Union denied their existence for 50 years.

The first public mention of the secret protocols was made in the Baltic republics on 23 August 1987. A year later, mass rallies were held in Vilnius, Riga and Tallinn. They were organised by the newly created democratic movements, which were strongly supported by the populations of the three countries. The Lithuanian Reform Movement Sajūdis and the Popular Fronts in Latvia and Estonia led their nations to the restoration of historical justice and sovereignty.

With the approach of the 50th anniversary of the signature of the 1939 agreements between the Soviet Union and Nazi Germany, the idea to organise a large event in the three Baltic nations began taking shape. Its aim was to prevent Soviet propaganda from hushing up the date or pretending that the significance of the protocols was the concern of merely “separate groups of the Baltic populations.”

The idea to organise a live human chain was born in the Baltic Assembly, the forum of Sąjūdis and the Latvian and Estonian Popular Fronts, in Tallinn on 13 May 1989.

At 7 p.m. on 23 August 1989, a human chain was formed from Vilnius through Riga to Tallinn, and remained in place for between 15 and 20 minutes. Preliminary estimates revealed that more than one million people participated in the Baltic Way. In Lithuania alone, about 60,000 cars took people to various places along the chain.

The same day, the democratic movements of the Baltic republics announced a joint appeal to the world. It voiced a certain reproach for ignoring Baltic republics for such a long time. The end message, however, contained hope: “Brothers and sisters in the East and West, we are prepared to forget about your double standards, if you will find in yourselves the courage to demand the application of the principles of international law not only in Africa and Asia but also in Europe.” The statement was sent to the United Nations.

The reaction of the Soviet leadership was harsh. On 27 August, the Central Committee of the Communist Party of the Soviet Union issued a statement. The Baltic Way was branded as “nationalist hysteria” and there were threats of “catastrophic consequences.” Following the threats, direct reprisals against the democratic processes in the Baltic republics were expected.
However, there was popular sympathy in Russia and other Soviet republics for the determination expressed by the Baltic peoples. Moral support also came from abroad.

It can be said that the Baltic Way sped up the process of the disintegration of the entire Soviet system. It became clear that after the event, the Baltic republics and Moscow had to go their separate ways. The outcome of this was the Act of the Re-establishment of Independence, signed by the newly elected Lithuanian Supreme Council on 11 March 1990. The two other Baltic republics followed suit. On 12 June 1990, the new Russia, led by Boris Yeltsin, also declared a course independent of Soviet structures. By the end of 1989, practically all the countries of the Warsaw Pact, all the Soviet satellites, had gained full sovereignty. On 9 November 1989, the Berlin Wall fell.

The Soviet old guard, in its turn, was determined to preserve the empire. On 13 January 1991, it organised an attack by soviet armed forces against the restored Lithuanian state and its public institutions in Vilnius. Hundreds of peaceful defenders of these institutions were injured, and 14 people were killed. Similar events took place in Riga, Latvia.

In this process, the importance of the Baltic Way is indisputable. The human chain from Vilnius through Riga to Tallinn received media coverage around the world. It was also visible from space. At the time the Baltic Way was recorded in the Guinness Book of Records as the longest-ever human chain. The event on 23 August 1989 was a message which the enslaved nations sent to show the world that they were determined not to put up with the policies of aggressive regimes any longer. The world heard and understood it. The Baltic Way became one of the most significant symbols of liberation in Central and Eastern Europe and has been inscribed in UNESCO’s Memory of the World Register (2009).

Cette année est le 30ème anniversaire de l’effondrement du communisme en Europe. La voie balte, une chaîne de mains humaines allant de Vilnius à Tallinn, en passant par Riga, a trouvé un large écho international à cette époque. Cette manifestation pacifique de masse de ces trois nations -les lituaniens, lettons et estoniens– en 1989 fût un rappel éclatant de leur existence aux yeux du monde. Ce fut un triomphe d’autodétermination sur les côtes est de la Mer baltique.

Le pacte Molotov-Ribbentrop qui fût signé à Moscou le 23 août 1939 entre le chef du parti nazi A. Hitler et le dirigeant soviétique J. Staline scella le sort de l’Europe de l’est et déclencha la Seconde Guerre Mondiale. Le protocole secret signé par l’Union Soviétique et l’Allemagne le 28 septembre 1939 révisa les sphères d’influence établies par le Pacte. Sur la base de ces protocoles, l’Union Soviétique occupa et annexa les États Baltes en 1940. Le monde occidental connaissait l’existence de ces protocoles, alors que l’Union Soviétique en a dénié l’existence pendant 50 ans.

La première mention de ces protocoles secrets fût faite par les républiques baltiques le 23 août 1987. Une année plus tard, des manifestations massives prirent place à Vilnius, Riga et Tallinn. Elles étaient organisées par les mouvements démocratiques nouvellement créés qui étaient vigoureusement soutenus par les populations des trois pays. Le Mouvement de Réforme lituanien Sajudis et les Fronts populaires de Lettonie et Estonie ont mené leurs nations vers la restauration de la justice et la souveraineté historiques.

Alors que le 50ème anniversaire de la signature historique des accords de 1939 entre l’union Soviétique et l’Allemagne nazie approche, l’idée d’organiser un événement important dans les trois nations baltiques a commencé à prendre forme. L’objectif est d’empêcher la propagande soviétique d’occulter la date ou de prétendre que la signification de ces protocoles était purement la préoccupation de ‘’groupes séparatistes des populations baltiques’’.

L’idée d’organiser une chaîne humaine a trouvé son origine à l’Assemblée balte, le forum des Sajudis et les Fronts populaires latviens et lettons, à Tallinn le 13 mai 1989.

À 19 h 00, le 23 août 1989, une chaîne humaine se forma de Vilnius à Tallinn en passant par Riga, et est restée en place pendant 15 à 20 minutes. Les estimations préliminaires ont révélé que plus d’un million de personnes ont participé à le ‘’Chemin baltique’’. En Lituanie, environ 60 000 voitures emmenèrent les personnes à différents endroits le long de la chaîne.

Le même jour, le mouvement démocratique des républiques baltes annonçait un appel commun au monde. Il exprimait un certain reproche d’avoir ignoré les républiques baltes pour si longtemps. Le message final, cependant, était plein d’espoir : ‘’Frères et sœurs de monde occidental et oriental, nous sommes prêts à oublier votre double morale si vous pouvez trouver en vous le courage d’exiger l’application des principes des lois internationales, pas seulement en Afrique ou Asie, mais également en Europe.’’ Cette déclaration fut envoyée aux Nations Unies.

La réaction de la direction soviétique fut sévère. Le 27 août, le Comité Central du Parti Communiste d’Union Soviétique publia une déclaration. Le ‘’Chemin baltique’’ fut qualifié ‘’d’hystérie nationale ‘’ et il y eu des menaces de ‘’conséquences catastrophiques’’. Après ces menaces, des représailles directes envers les processus démocratiques des républiques baltes furent redoutées.

Cependant, il y avait un soutien populaire en Russie et dans les autres républiques soviétiques pour la détermination exprimée des peuples baltes. Un soutien moral est aussi venu de l’étranger.

On peut dire que le ‘’Chemin baltique’’ a accéléré le processus de désintégration de tout le système soviétique. Il est devenu évident qu’après l’événement, les républiques baltes et Moscou devaient se séparer. Il en a résulté la Loi de Ré-établissement de l’Indépendance, signée par le Conseil Suprême lituanien nouvellement élu, le 11 mars 1990. Les deux autres républiques baltes ont emboité le pas. Le 12 juin 1990, la Russie, dirigé par Boris Yeltsin déclarait également un contrôle indépendant des structures soviétiques. À la fin de 1989, pratiquement tous les pays du Pacte de Varsovie, tous satellites soviétiques, avaient récupérer leur pleine souveraineté. Le 9 novembre 1989, le Mur de Berlin tombait.

La vieille garde soviétique, à son tour, était déterminée à préserver l’empire. Le 13 janvier 1991, elle organisa une attaque par les forces armées soviétiques contre l’état lituanien rétabli et ses institutions publiques de Vilnius. Des centaines de défenseurs pacifiques de ces institutions furent blessés et 14 personnes furent tuées. Des événements semblables eurent lieu à Riga en Lettonie.

L’importance de le ‘’Chemin baltique’’ est indiscutable dans ce processus. La chaîne humaine de Vilnius à Tallinn en passant par Riga reçu une couverture médiatique partout dans le monde. Elle était également visible de l’espace. À cette période, le ‘’Chemin baltique’’ fut enregistré au livre Guinness des Records comme la plus longue chaîne humaine ayant jamais existé. L’événement du 23 août 1989 fut un message que les nations asservies envoyèrent pour montrer au monde qu’elles étaient déterminées à ne plus subir les politiques de régimes agressifs. Le monde entendit et comprit ce message. Le ‘’Chemin baltique’’ devint un des symboles les plus importants de la libération de l’Europe centrale et de l’est et a été inscrite au Registre de la Mémoire du Monde de l’UNESCO (2009).